
Quand l’école peine à faire sens *
Selon la nouvelle enquête PISA, partout dans le monde, de plus en plus d’élèves se révèlent moins persévérants, moins attentifs et parfois moins précis. Comme si l’école peinait de plus en plus à conserver sa place dans leur univers.
Pour comprendre cette baisse, l’OCDE s’est penché, non sur le contenu des réponses, mais sur la manière dont les élèves ont répondu. Et il apparaît que ceux-ci éprouvent désormais davantage de difficultés face aux textes longs et aux tâches complexes. Ils répondent aussi plus vite et moins précisément.
C’est la persévérance des élèves qui semble donc à la baisse, de même que leur capacité d’attention, fragilisée dans un environnement devenu beaucoup plus numérique.
Le problème dépasse donc celui des connaissances scolaires et touche au rapport même à l’effort et à l’école. Le défi posé à l’école n’est dès lors plus seulement de mieux enseigner. Il est avant tout de parvenir à convaincre les jeunes, sans cesse sollicités ailleurs, que ce qui s’apprend en classe mérite encore leur attention, leur effort et leur temps.
Des jeunes en recherche…
Cette perte de sens pour l’école contraste avec l’enthousiasme des 80.000 jeunes qui, tout récemment, ont rencontré le pape Léon XIV au stade de France.
Passant en revue les moments « forts » et « significatifs » de son voyage en France, le pape est revenu sur la joie et le sentiment d’espérance que les jeunes lui ont offert : « je pense que ce qu’ils ont reçu, ils pourront le partager avec les autres ». Il a exprimé sa volonté d’encourager ces jeunes « qui, de toute évidence, sont à la recherche de quelque chose ».
Ce besoin de sens est justement le moteur de la pastorale scolaire : à travers nos projets et nos actions, nous contribuons au savoir-être des élèves et nous les aidons à devenir pleinement humains, en leur permettant de découvrir leur monde intérieur, de s’ouvrir aux autres et à Dieu, de trouver leur place dans le monde et de s’engager pour la justice.
C’est ainsi que la paix aura leurs visages !
* Sources : Laurent VERPOORTEN, Journaliste RCF-Liège et Aletéia

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