Edito Avril 2026 – secondaire

Pâques !

Alors que la nuit s’accroche encore, quelques femmes anticipent l’aube pour aller honorer la dépouille de Celui en qui elles espéraient tant. Dans leur empressement, elles n’ont même pas pensé à la lourde pierre qui ferme le tombeau. L’amour continue à les guider, en dépit de la mort. Leur témoignage évoque la force de l’espérance qui permet de garder le cap malgré toutes les incertitudes et les fluctuations du monde.

Dans le contexte de l’arrivée du Tronc commun en secondaire et de la mise en place de la S1 qui suscite de nombreuses questions et inquiétudes, malgré les changements tant au niveau de l’esprit que du cadre de notre métier, nous sommes toutes et tous invités à faire preuve de « robustesse », de stabilité au milieu des crises et des fluctuations.

Cette notion, développée par Olivier Hamant, dans son livre « La troisième voie du vivant », n’est pas éloignée de la Résurrection, coeur de la foi chrétienne.

Laisser mourir ce qui ne peut qu’encombrer notre route, laisser de côté la performance et retrouver l’usage fécond du temps en étant débarrassés de l’obligation de « rentabilité ».

Toujours plus complexe, la réalité réclame en effet davantage d’intelligence, de profondeur, d’empathie pour entrer en résonance avec ce qui nous entoure et recréer le maillage, les liens qui rendront robuste. Pourtant, dans l’accélération générale du rythme de nos vies, le temps de la pensée est le premier sacrifié et les conditions nécessaires à la lucidité ne cessent de se dégrader.

Les propositions de la pastorale scolaire s’inscrivent précisément dans le temps long de la pensée (certains estiment parfois qu’il s’agit d’une inutile perte de temps !) et permettent de se reconnecter avec notre réalité la plus profonde, avec celle des autres, et avec le Vivant qui nous précède sur le chemin de l’existence.

Bon temps de Pâques !

Bernard

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